
Le temps s'étire à l'infini pour mieux disparaître d'un battement de cil et mon application pour compter les jours s'embrouille, me prend et me recrache sur le bord de ma terrasse à me demander si le soleil reviendra jamais réellement.
Je voudrais que tout cela s'efface plus vite et à la fois j'appréhende cet après. Quand on a aspiré si longtemps à quelque chose, comment se remet-on de le tenir enfin au creux de ses paumes ? Comment se défait-on de cette question lancinante "et ensuite ?" ?
Pour l'heure, je regarde les jours s'étioler, abandonner derrière eux comme un léger brouillard, à peine la fumée d'une cigarette et je m'empêche de songer à demain en cachant le paysage avec des tas d'exercices.
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