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lundi 22 octobre 2012

Ca va encore pourrir sur mon disque dur


Tu m'as quittée il y a quelques secondes.

Là, voilà, je l'ai dit.

C'est définitif, tu m'as quittée, tu n'en peux plus de nous, tu n'en peux plus de moi et tout ça te rend fou. Tu ne le souffriras plus davantage, tu ne me supporteras plus, c'est décidé, un point c'est tout, un point sur nous.

Je ne suis pas la femme de ta vie.

Je l'ai été, pour quelques nuits, quelques mois, quelques semaines, quelques orages. C'est qu'il fait froid, seul dans un lit.

Tu ne sais toujours pas vraiment si tu m'as aimée un jour, tu ne le sauras sans doute jamais, parce que tu m'as quittée, alors c'est trop tard pour regretter.

Nous avions de toute façon assez mal commencé, nous étions cabossés, abimés, nous refusions de nous enfermer une nouvelle fois et finalement cela nous a défini pour toujours : on ne s'est pas laissés enfermer.

Ce qu'on a été forts. Ce qu'on a été braves.

Ce qu'on a été bêtes.

Tu vois le problème au fond c'est ça : l'être humain tend vers l'impossible. L'être humain désire ce qu'il ne possèdera jamais. L'être humain est un môme qui se lasse de ses jouets. On a été des mômes.

On avait quelque chose d'incroyable. C'était si simple qu'on aurait pu en faire un film, un vrai, avec de la musique triste et joyeuse dedans. Une toile aigre-douce à l'eau de rose sur l'amour. Avec une minuscule, l'amour tout simple, l'amour normal.

Parce qu'avec un grand A, mon amour, ça n'existe pas. Ce sont des contes qu'on raconte aux enfants, aux fillettes pour tordre leur perception de la vie et les faire grandir dans un moule formaté pour les rendre malheureuses.

On recherche toutes le prince charmant, sauf qu'il n'existe pas. C'est juste une jolie histoire qu'on raconte aux enfants.

Nous nous sommes gâchés.

A trop vouloir rester libres, prouver au monde notre indépendance, nous nous sommes construits sur du vent, on a oublié les fondations et maintenant, tout l'édifice est bancal, forcément.

Alors tu es parti.

Tu as eu raison. Tu as toujours raison.

Au revoir.

Je jette des mots dans mon traitement de texte.

Ca ne ressemble à rien de connu.

4 commentaires:

  1. Je te fais des bisous.
    J'espère que ça va aller.

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  2. Très joli texte. J't'envoie des bisous aussi, le temps que tout ça passe. <3

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  3. Tout va bien les nanas hein ! C'était un exercice de style, vous êtes meugnonnes !

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